(Québec) Brasser des affaires laisse souvent quelques ecchymoses. Pour réussir, on doit panser les blessures et savoir se relever. Quatre entrepreneurs de Québec, dont Hugo St Laurent, de SiliCycle, ont raconté un défi auquel ils ont dû faire face, mercredi, lors du Forum international de Québec sur la croissance des entreprises, au Centre des congrès.

Un article de Jean-Michel Genois Gagnon (Le Soleil)

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2009. SiliCycle embauche une vingtaine d'employés. L'entreprise anticipe une augmentation de ses parts de marché aux États-Unis. Une période qui s'est avérée l'une des plus difficiles épreuves qu'a vécues la PME.

Initialement, deux plans d'affaires étaient sur la table. S'attaquer aux marchés internationaux ou concentrer ses efforts aux États-Unis. Les actionnaires dirigeants approuvent la deuxième option. Ils étaient alors loin de se douter que le secteur de l'industrie pharmaceutique allait connaître une période plus sombre.

Le cofondateur de SiliCycle, Hugo St-Laurent, indique qu'il s'agit de la seule fois où la compagnie a enregistré une décroissance des ventes depuis sa fondation en 1995.

L'impact s'est toutefois vite fait sentir. Dès 2010, l'entreprise a dû remercier une vingtaine de travailleurs. «Nous avions embauché des gens [...] dans notre nouvelle usine [à Québec] qui avait coûté très cher [9 millions $]. La liquidité était basse», raconte l'homme d'affaires. «Mais les circonstances hors de notre contrôle ont fait qu'on a eu une décroissance de 20 % aux États-Unis.»

En 2010 et 2011, le chiffre d'affaires de la compagnie fait du surplace. C'est en 2012, après une hausse de 5 %, que la direction retrouve le sourire. Pour récupérer sa santé financière, SiliCycle décide alors de miser sur sa deuxième option, se tourner vers les marchés étrangers, principalement l'Inde, la Chine et l'Europe.

«Ça fait maintenant deux ans en ligne qu'on double nos ventes en Europe, se réjouit M. St-Laurent. On dit souvent que l'expérience est la somme des bêtises.»

Aujourd'hui, SiliCycle, qui se spécialise dans la commercialisation de gels de silice et d'outils de recherche utilisés entre autres dans l'industrie pharmaceutique, a le vent dans les voiles. L'entreprise travaille actuellement sur trois nouvelles divisions : Total Océan, Mirapakon, In Silica. D'ailleurs, pour Total Océan, SiliCycle prévoit ouvrir prochainement une usine aux Îles-de-la-Madeleine. Cela devrait créer une dizaine d'emplois.

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